Château de Bougey
Château de Bougey

Nos coordonnées

Guyot de Saint Michel
2 rue des Fourches

70500 Bougey

Téléphone :

+33 3 84 68 09 79 ou +33 6 51 20 36 83

 

N'hésitez pas à utiliser notre formulaire de contact.

Nos heures d'ouverture

A noter, changement d'horaires à partir du 1er janvier 2017 :

Ouverture du 1er avril au 15 novembre :

Tous les jours (sauf mardi) de 10h00 à 12h00 (sur réservation) et de 14h00 à 18h00.

Nos tarifs 

A noter : changement de tarifs à partir du 1er janvier 2017

 

Tarifs individuels : 

Adultes : 2€

Jeunes (7 à 18 ans) : 0,50€

Enfants : gratuit

 

Tarifs groupes (+ de 10 personnes) :

Adultes : 1€

Scolaires : 0,50€ (gratuité encadrement)

   

Actualités 

<< le dimanche 30 septembre 2018,  

fermeture exceptionnelle du château. Reprise normale des horaires d'ouverture dès le lundi 1er octobre.

La famille de Grammont

Famille de Grammont

 

La famille de Grammont a pour blasonnement "Trois bustes de carnation couronnés d'or en champ d'azur". Ces armoiries originales rappellent les rois mages dont les restes furent rapportés de Terre Sainte durant les croisades et déposés quelque temps à l'abbaye de Lieu-Croissant avant d'être transférées à Cologne, en Allemagne, par un seigneur de Grammont. Leur devise est : "Dieu aide un gardien des rois", l'adage "Beauté de Grammont" et le cri des Seigneurs de Grammont "Lo soy que soy".

Au XVIème siècle, quelques indications parcellaires attribuent le fief de Bougey à la famille de Grammont :

 

En 1540, Jean de Grammont, capitaine de cent lances, seigneur de Fallon et Conflandey est aussi seigneur de Bougey.

 

En 1584, Claude Gabriel de Grammont lui succède. Etant encore mineur et la terre de Bougey relevant de celle de Rupt, la reprise de fief incombe à son oncle, Claude de Grammont, abbé de la Charité. Pour ce faire, celui-ci doit présenter à M. Thomas de Clermont, seigneur de Rupt, un dénombrement de la terre de Bougey  "en seigneurie, justices, biens, droits, revenus et prestations aux lieu et finage de Bougey et membres en dépendans" Le document indique que le seigneur de Bougey possédait à cette époque à peu près le cinquième du finage. Il précise que les habitants étaient, les uns mainmortables, les autres libres. Ces derniers n'étaient qu'en petit nombre, et devaient quoiqu'affranchis, des cens au seigneur. Pour les autres, les contraintes étaient multiples :

  •  ils étaient tenus de cuire "leurs pains et pates levées" au four banal du Seigneur et de payer "pour le fournage et cuite" de vingt-quatre gros pains un, et de quinze pains blancs un.
  • Depuis le moulin d'Agnaucourt (propriété des moines de Cherlieu) jusqu'au finage de Gevigney, l'Ougeotte était cours d'eau banal, et les habirants et sujets n'avaient droit "de pêche en icelle, sinon sous le danger d'une amende de six gros, et quant aux étrangers, de soixante sols, quantes fois qu'ils y seroient trouvés".
  • Les habitants pouvaient prendre "bois mort et mort bois" dans la forêt de la Bouloye et dans celle appelée Bois-Saint-Martin-Essart mais sous peine de "soixante sols d'amende contre les mésusans de jour ou de nuit". La même amende était encourue par quiconque y faisait acte de paisson ou de passage.
  • Les buissons et broussailles du finage de Bougey faisaient partie du domaine seigneurial, il n'était loisible à aucun habitant "d'y essarter sans le vouloir et la licence du Seigneur". S'il arrivait qu'on y fit du consentement du maître, des faisceaux pour les vendre, celui-ci prenait "pour chaque vendage une engrogne sur douze sans compter le gros qui revenait au foretier du Seigneur pour son vin".
  • Au Seigneur appartenait toutes les épaves qui avenaient tant à Bougey que sur son finage.
  • Lui appartenaient également "toutes les ajoustances et taillages" des mesures pour la vente du vin et des céréales. Il n'était permis de vendre vin, froment, etc. avec des mesures qui n'avaient pas été ajustées et "faites égales" moyennant retribution, par le maire ou l'officier du seigneur, sous peine de soixante sous d'amende. Ceux qui voulaient tailler et ajouster eux-mêmes des mesures étaient tenus de payer au maire un petit blanc par pinte, quarte ou boissel.
  • Le Seigneur avait droit à la dîme "de seize un" sur le produit des vignes sises au finage de Bougey, et à la dîme "de douze un" sur les froments, seigles, orges, avoines, fèves et chanvres, "excepté les terres ascensées au Poirot" et certaines pièces de terre situées au Cheminey, lesquelles ne devaient que "vingt-quatre un".
  • Il avait haute, moyenne et basse justice sur les mainmortables de la terre. Ceux-ci étaient au nombre de soixante-seize en 1584. Chaque ménage devait au Seigneur tous les ans, "environ le tour de caresme entrant" une poule. Ceux qui tenaient charrue et chevaux étaient obligés de faire trois corvées de charrue, l'une en carême, l'autre en sombres, la troisième en automne, "de faner et charrier les premiers fruits (herbes) croissans au pré du seigneur dit le Petit-Pré du Breuil", de conduire et mener à la maison-forte de Bougey, chacun "une voiture de bois (pris dans les forêts domaniales), la veille de Noël", de charrier de Bougey à la maison-forte de Conflandey, chacun la quantité de seize quartes moitié froment et moitié avoine "quant aux femmes veuves, elles endoivent mener et charrier, chacune aussi, huit quartes également par moitié".
  • A tous les sujets mainmortables était imposées deux corvées de bras "l'une à la faucille du froment, l'autre au ratey des avoines".
  • Le Seigneur prélevait de "cinq francs un" sur tout vendage qui se faisait aux meix, maisons et héritages des mainmortables.
  • Une pinte de vin était due au maire ou à l'officier du seigneur pour le congé ou permission qu'il accordait pour vente de vin au détail. "Item lesd. subjects de mainmorte résidans aud. Bougey sont tenus de porter lettre pour led. Seigneur aux lieux de fleurey-les-Fouvent, Combeaufontaine et Conflandey, quantes fois ils sont commandés, pour deux blancs par voyage".
  • "N'est permis aux dits subjects et habitans de bougey de s'assembler pour traiter des faits de communauté sans la licence et permission du Seigneur, sinon sous le danger et amende de soixante sols, pour chacune fois qu'ils feront le contraire".


 Le régime de la mainmorte était donc extrêmement contraignant