Château de Bougey
Château de Bougey

Nos coordonnées

Guyot de Saint Michel
2 rue des Fourches

70500 Bougey

Téléphone :

+33 3 84 68 09 79 ou +33 6 51 20 36 83

 

N'hésitez pas à utiliser notre formulaire de contact.

Nos heures d'ouverture

A noter, changement d'horaires à partir du 1er janvier 2017 :

Ouverture du 1er avril au 15 novembre :

Tous les jours (sauf mardi) de 10h00 à 12h00 (sur réservation) et de 14h00 à 18h00.

Nos tarifs 

A noter : changement de tarifs à partir du 1er janvier 2017

 

Tarifs individuels : 

Adultes : 2€

Jeunes (7 à 18 ans) : 0,50€

Enfants : gratuit

 

Tarifs groupes (+ de 10 personnes) :

Adultes : 1€

Scolaires : 0,50€ (gratuité encadrement)

   

Actualités 

<< le dimanche 30 septembre 2018,  

fermeture exceptionnelle du château. Reprise normale des horaires d'ouverture dès le lundi 1er octobre.

Famille de Choiseul


La famille de Choiseul porte "D'azur à la croix d'or, cantonnée de dix-huit billettes du même, cinq dans chaque canton du chef, ordonnées 2,1 et quatre dans chaque canton de la pointe, ordonnées 2 et 2".

 

Leur devise est :"Choiseul à la rescousse, à moi Bassigny".

  

Le 20 décembre 1704, Dame Reine de Quentéal, veuve de M. de Camelin, vend la terre de Bougey à Victor-Amédée de Choiseul, marquis de Lancquesbaron de la Ferté et de Fouvent et son épouse, Dame Anne-Françoise de la Fite de Pelleport. 


Un article de l'Abbé Marcelet intitulé "Autour d'une chaise de poste (1705-1706)" donne de précieuses indications sur la filiation des Choiseul : "Victor-Amédée de Choiseul, marquis de Lanques, appartenait à la plus ancienne et meilleure noblesse du royaume. Les Choiseul, issus pense-t-on, des comtes du Bassigny, prenaient rang parmi les grands vassaux de la Couronne ; ils étaient même alliés à la maison de France par le mariage de Raynard III de Choiseul avec Alice de Dreux, petite-fille de Charles le Gros [....].


La filiation est longue, on y retrouve par exemple au XVème siècle, Philibert de Choiseul, baron de Lancques qui épousa en 1487Louise de Sully, nièce d'Anne de Beaujeu [....], plus tard, Clériadus Ier de Choiseul s'attacha, sous Louis XIII, au parti du prince de Condé et compta parmi les ennemis les plus acharnés de Mazarin au temps de la Fronde. Le Cardinal le fit arrêter et jeter en prison en 1650, mais Louis XIV se l'attacha par ses faveurs, lui fit restituer ses seigneuries confisquées et érigea sa terre de Lanques en marquisat. Plus tard encore, Victor-Amédée hérita de tout ceci ainsi que du grade de mestre-de-camp du régiment Bourbon-Cavalerie de son frère Clériadus II.


Par suite d'infirmités, Victor-Amédée dut arrêter sa carrière militaire et voulait s'assurer une demeure digne de son nom pour sa retraite. Le château de la ferté avait été totalement ravagé pendant la Fronde, Fouvent, pris et incendié en 1636 était encore en plus piteux état. En 1704, le marquis de Lanques "....trouva dans les environs de Jussey une terre avec un château convenable : il les acheta le 20 décembre de ladite année pour la somme de 40 000 livres de Madame Reine de Quantéal, douairière de M. de Camelin.... C'était la terre et le château de Bougey". Cette remarque très intéressante, confirme, s'il en était encore besoin, la grandeur et puissance du château de Bougey au tout début du XVIIIème siècle !


L'affaire de la chaise de poste, révèle cependant assez vite les embarras financiers dans lesquels Victor-Amédée et son épouse se trouvaient à cette époque. Il s'agit d'un différent entre la marquise de Lancques et messire Charles-Henri de Cult, comte Dreuilly, baron et seigneur de Comboing au sujet de la vente d'une chaise de poste et de quatre cavales. La marquise était en effet accusée d'avoir désavoué et contesté la vente après s'être servie desdites cavales pendant un assez long temps en fonction de ses convenances  personnelles.


Les de Choiseul n'arrivant pas non plus à payer les 40 000 livres pour l'achat de Bougey, en payaient une rente de 2 000 livres tout en cherchant sans cesse de nouveaux expédients pour maintenir tant bien que vaille leur train de vie.


Un arrêt du 17 mars 1706 contraignit M. et Madame de Choiseul à reprendre l'équipage du sieur de Comboing en lui payant 2 000 livres. A la suite du jugement, le couple fut mis à l'écart par les chatelains d'alentour.


C'est certainement la faute qu'attendait Louise-Pierrette de Camelin. En 1718, elle épouse Jean-Marie de Serrey, subdélégué de l'intendance de champagne, attaque la vente et récupère ses terres le 28 mai 1721. Les Choiseul sont ainsi pour la seconde fois mis en échec.